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Bonne lecture à vous, espérant qu'elle vous sera plaisante.

dimanche 14 mai 2017

La mue du serpent, prélude, 1




La voix off – Le fond est gris, d’un gris de plomb.
Dans le ciel, des nuages noirs, d’où pleut une pluie sombre et désespérante.
Comme des larmes.

La panthère : « Nous ne revenons pas : nous ne sommes que de passage. Il ne fait, pour ainsi dire, pas un temps à mettre un chat, fut-il de ma modeste taille, dehors… »

La voix off – Depuis 2015, nous avons disparu.

Un lecteur – Etrange disparition.

La voix off – Qui suit d’autres disparitions.

Moi – On a un cauchemar dans la tête, et il ne veut pas partir. Il est définitif.

lundi 12 décembre 2016

Verdict du procès intenté à Sophie Perrin par Lyon 2 en Chambre de la presse


Propos sur la règle (voir plus bas)

Par son jugement du 15 novembre 2016, la Chambre de la presse a estimé qu’écrire

-          A propos de Monsieur Lionel Obadia, alors directeur de l’école doctorale sciences sociales, que « la première ordure, c’est celui qui m’a fait virer de l’accès en thèse au mépris du respect de l’égalité et du mérite républicain »

que « Je n’ai vu aucun pouvoir arrêter celui du directeur de l’école doctorale (Lionel Obadia), lorsqu’il est devenu arbitraire et injuste »

et qu’évoquer ironiquement le caractère « probe, innocent de toute pratique déloyale, franc et intègre » de Monsieur Obadia dans l’exercice de ces fonctions à ce moment-là

Ne constituaient nullement des propos diffamatoires à son encontre.
"La loi/règle construit la communauté/le pays, mais son dévoiement la ravage"

-          A propos de Monsieur André Tiran, alors président de l’université Lumière Lyon 2, écrire notamment que « le président d’alors (André Tiran) [tente de faire] inculper pour fumette dans les couloirs de Bron un étudiant [syndicaliste FSE] non fumeur »

Ne constituait nullement un propos diffamatoire.  
Il est d’ailleurs à souligner que c’est à peu près au même moment (novembre 2010) qu’André Tiran décidait, seul, de prendre des arrêtés m’interdisant tout accès aux campus, qui ont été appliqués durant 2 ans et demi jusqu’à leur annulation en justice pour – coïncidence ? - « non respect du contradictoire »…Monsieur Tiran décide, et voilà le mal fait par ses décisions non questionnées par les membres de son CA de l’époque.

lundi 24 octobre 2016

Affaire « Sophie Perrin » : la justice refuse d’entendre témoins et preuves, devant une salle remplie à peine à moitié


Verdict le 15 novembre prochain
14h précises, chambre de la presse, 67 rue Servient Lyon 3e

(merci de votre présence)
 
Aider Sophie à financer ses frais d'avocat : 




15 personnes s’étaient mobilisées pour venir assister à l’audience, remplissant la moitié de la petite salle de la chambre de la presse. Il s’agit de la plus faible mobilisation hormis celle lors de l’audience de première instance du tribunal administratif, qui s’était tenue en 2012 devant une salle comportant 4 présents en soutien, débouchant ainsi sur un verdict catastrophique.

Le Parquet adopte une attitude modérée, qui tranche avec celle qui fut la sienne jusqu’en janvier 2016 dans cette affaire. C’est le tribunal qui, en dépit des recommandations du Parquet, refusera d’entendre les éléments apportés (témoins et vidéos) pour prouver la vérité des diffamations alléguées. Le tribunal s’est appuyé pour cela sur un vice de forme mineur. Résultat : un interrogatoire méprisant par un tribunal pressé. Un tribunal qui n’écoute pas les réponses, au point de couper, à plusieurs reprises, la prévenue en plein milieu d’une phrase. Un tribunal qui décrit l’obligation de « soins », comme un remède miracle pour apaiser la populace victime d’injustices, et s’étonne que le calmant ne marche pas si bien que cela…
Un tribunal ignorant, qui ne sait même pas sur quoi portait le travail de recherche de Sophie, pourtant sujet central de l'affaire.
Un tribunal qui va être confronté à la défense sans concession d’une prévenue excédée : dénonciation, posée et affirmée, de sa condamnation à tort dans la plainte précédente ("la vérité judiciaire est ici tout simplement contraire à la vérité factuelle, Madame le juge"). Dénonciation des mensonges des plaignants. De la piètre qualité de l'expertise psychiatrique faite alors...
Un tribunal qui revient sur les "injures" présentes au dossier, ignorant en revanche celles subies par Sophie de la part de certains des plaignants depuis maintenant 6 ans.
Puis le tournant de l'audience : «
mes injures, c'est grave, ça mérite un procès, mais mon agresseur incestueux, vous ne l’avez même pas convoqué au commissariat lorsque j’ai porté plainte contre lui en 2002 ! ».
Silence, long, dans la salle côté tribune…qui décide alors de passer aux plaidoiries, dont celle de l’avocat de Sophie, qui rappelle et ce qu’était Lyon 2, et combien Sophie était un élément représentatif de cet univers progressiste, univers militant rejeté depuis 2007 en-dehors de cette « fac de gôche qui a viré vieux réac » (expression figurant parmi les propos cités comme injurieux au dossier)...



mercredi 7 septembre 2016

Affaire « Sophie Perrin » : à Lyon 2, on demande des dommages et intérêts à l’étudiante qu’on a empêché d’entrer en doctorat



audience du 15 mars reportée au 20 septembre 2016
14h, Chambre de la presse, TGI, 67 Rue Servient, Lyon 3e


Sophie, salariée en reprise d’études et élue syndicale en Conseil d’UFR, a obtenu un master recherche mention très bien en anthropologie, et 18/20 à son mémoire, soutenu lors de la session de juin 2010. Mais sa candidature aux contrats doctoraux ministériels, puis à l’accès en doctorat, s’est vue refusée d’examen. En lieu et place d’un accès en thèse, elle vit depuis six ans maintenant, un véritable harcèlement judiciaire, mené au nom de l’université Lyon 2. La réputation qui lui a été faite au sein du monde universitaire lui interdit, en outre, aujourd’hui tout espoir de pouvoir poursuivre son cursus.
Dernier acte de ce harcèlement : une plainte pour « diffamation et injures publiques », portée durant l’été 2015 par l’université, son juriste, son ex-président, et l’ex-directeur de l’école doctorale sciences sociales.

Comment en arrive-t-on là ?

mercredi 11 mai 2016

Les violences sexuelles incestueuses : leurs conséquences et leur prise en charge


Le samedi 4 juin 2016, 18h, à l'Atelier des Canulars, 91 rue Montesquieu, Lyon 7e (métro Saxe Gambetta)
(Entrée à prix libre - chacun.e donne ce qu'il veut/peut)


Nous vous invitons à en discuter à partir d’un film et d’une intervention :


  • Film : Longtemps après– le témoignage de Lydia (durée 30 min).

Réalisatrice Brigitte Lemaine, sociologue et documentariste.
Ce court-métrage développe la stratégie de l’agresseur, et les conséquences induites par ses actes, immédiates et longtemps après, ainsi que les réactions des institutions (famille, médecine, police, école) aux révélations de cette jeune ado.

Nous utiliserons ici ce court-métrage pour débattre sur la question des conséquences des violences sexuelles incestueuses.


  • Intervention : « La prise en charge telle que la décrivent des victimes : points forts et améliorations » (durée 15 min).

Présentation par Sophie Perrin, membre du collectif et ancienne victime.
Dans le cadre d’une reprise d’études, Sophie a mené une recherche en sciences sociales sur les parcours de vie des ex-victimes. Que disent ces victimes devenues adultes sur leur accueil et leurs relations avec les psychothérapeutes, la police et la justice ?

Grâce à Paulette, Lydia, Danielle, Aurélie et Agnès, qui ont bien voulu lui décrire leurs parcours, Sophie peut nous dresser un état des lieux.
Il s’agit de la première recherche en sciences humaines abordant ces questions sous l’angle du vécu des victimes relativement aux professionnel.le.s qu’elles ont pour interlocuteurs/trices.


A partir de ces supports, nous vous proposons de discuter des améliorations à apporter à la prise en charge des victimes et d’élaborer ensemble des moyens collectifs pour y parvenir.

Le collectif Troubles-fête, malgré nous

Collectif lyonnais de lutte contre les violences sexuelles incestueuses

jeudi 3 mars 2016

Le 15 mars 2016 : Lyon 2, opération vérité !


Affaire « Sophie Perrin » : le Parquet abandonne
ses poursuites, la fac persiste




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Sophie, salariée en reprise d’études, a obtenu un master recherche mention très bien en anthropologie, session juin 2010. Mais sa candidature aux contrats doctoraux ministériels, puis à l’accès en doctorat, s’est vue refusée d’examen sous des motifs inexacts par Monsieur Lionel Obadia, professeur en anthropologie, alors directeur de l’école doctorale.
Aucune solution réelle n’a été recherchée pour l’étudiante, qui a alors mis en place des réactions pacifiques : envoi d’une lettre type pour demander un entretien au président pour la rentrée 2010, création d’une liste mail visant à montrer la qualité de ses travaux, en en transmettant des extraits sous forme de « feuilleton ».

lundi 8 février 2016

Affaire « Sophie Perrin » : le Parquet abandonne ses poursuites, la fac persiste


audience le 15 mars 2016



Le mardi 19 janvier, devait avoir lieu l’audience en chambre de la presse pour « diffamation et injures publiques » suite à la citation directe de Sophie par Lyon 2 (personne morale), Gilles Maletras (juriste de l’université), André Tiran (ex-président de l’université), et Lionel Obadia (directeur de l’école doctorale qui a décidé que le dossier de candidature aux contrats doctoraux ministériels de Sophie en 2010 n’était pas recevable).

Cette audience fut le plus étrange moment judiciaire observable depuis longtemps.
Un très volumineux dossier une fois déposé devant la présidente, la cause est appelée : « Sophie Perrin… ».
Le (volumineux) dossier est composé de la citation directe, et d’un second dossier, ultérieur, avec grosso modo les mêmes plaignants, et…en partie les mêmes courriels, mais…sous un second intitulé pénal : « mails malveillants ».

jeudi 30 juillet 2015

André Tiran, la confiance, et notre imaginaire du mal...

Le courriel ci-dessous reproduit a été mis comme pièce à charge dans le dossier pénal constitué contre son auteure, Sophie Perrin. Il est censé y illustrer sa violence, sa virulence, sa volonté de harcèlement moral envers l’université Lyon 2 et/ou ses membres, etc, par l’envoi « de centaines de messages électroniques à une liste mail constituée de centaines de destinataires ». Il constitue ainsi les pages 126 à 152 d’un dossier de 200 pages de ces insupportables courriels qu’il faut à tout prix faire cesser, soit 13,0% de ce dossier, ce qui, cumulé avec les pièces précédentes, nous mène à 37,5% de ce volume.
    Ca, une pièce à charge ? Des propos condamnables pénalement ?
    Que mon public juge, sur pièce, encore une fois.



Courriel du lundi 15 novembre 2010, 16h16

Bonjour,

Aujourd’hui, nous accueillons plusieurs nouvelles personnes ici.
Il sera également beaucoup question d’une personne déjà membre du groupe depuis quelques temps : André Tiran.
En effet, il fut ajouté discrètement, incognito, le 11 septembre 2010.

De mauvaises langues pourraient y voir un signe, mais à cet instant, je fais remarquer que
1)      il s’agit de 2010, à ne pas confondre avec 2001 : nous sommes dans un système numéral de position (légué par les arabes, merci à eux.elles pour ce don inestimable), donc « 10 » n’a rien à voir avec « 01 », sauf pour les mauvaises langues, qui sont priées de se taire, merci.
2)      Le 11 septembre, c’est non pas une date en soi, comme cela l’a été, sinistrement, en 2001, mais une date qui est un lendemain. Ici, en l’occurrence, lendemain d’une non rencontre, puisqu’un « entretien » était censé avoir lieu pour tenter de solutionner une situation (ma situation), mais il n’a eu d’entretien que le nom. Par suite, j’ai décidé de convier André Tiran dans un espace plus collectif, pour plus d’échanges peut-être, dès le lendemain donc : dans le présent groupe, qui depuis a même acquis un nom, le CREA'tif.

Les mauvaises langues se tenant désormais coites, je peux ajouter que si elles ont pu si longtemps parler, c’est parce que la coutume, qui veut qu’on présente les nouveaux arrivant.e.s, n’avait, dans ce cas précis, pas été respectée.

vendredi 22 mai 2015

Lettre ouverte d’anciens étudiants de l’Université Lyon 2 sur les pratiques répressives des présidences successives



Ancien-ne-s étudiant-e-s de l’Université Lyon 2, nous avons eu à connaître, dans le cadre d’activités militantes, plusieurs des équipes présidentielles qui se sont succédé dans la période des dix dernières années à la tête de l’institution. Nous avons eu à subir, à des moments différents, et à l’initiative de responsables différents, des méthodes de surveillance et de répression qui se sont, à chaque fois, soldées par un nouveau discrédit pour les dirigeants du moment.

Vidéos, articles de presse, jugements des tribunaux relaxant des personnes mises en cause injustement et divers autres documents en attestent : ni la destruction de locaux associatifs et syndicaux, ni la destruction du matériel d’autrui, ni le fichage illégal, ni la prise d’arrêtés visant à proscrire l’entrée du campus à une étudiante sans respecter le principe du contradictoire, ni l’emploi brutal de la force par des agents de sécurité privés lourdement armés, ni le signalement aux services de police sur la base de faits imputés calomnieusement à telle ou tel militant-e connu-e n’ont par le passé fait reculer les présidences successives. Ces faits répétés, qui témoignent du climat très particulier de l’Université Lyon 2, ne doivent pas être passées sous silence. Nous sommes prêts à en constituer l’historique, documents à l’appui. Car ce climat, cet historique, éclairent d’une lumière toute différente les allégations de la Présidence en matière de répression.