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lundi 12 décembre 2016

Verdict du procès intenté à Sophie Perrin par Lyon 2 en Chambre de la presse


Propos sur la règle (voir plus bas)

Par son jugement du 15 novembre 2016, la Chambre de la presse a estimé qu’écrire

-          A propos de Monsieur Lionel Obadia, alors directeur de l’école doctorale sciences sociales, que « la première ordure, c’est celui qui m’a fait virer de l’accès en thèse au mépris du respect de l’égalité et du mérite républicain »

que « Je n’ai vu aucun pouvoir arrêter celui du directeur de l’école doctorale (Lionel Obadia), lorsqu’il est devenu arbitraire et injuste »

et qu’évoquer ironiquement le caractère « probe, innocent de toute pratique déloyale, franc et intègre » de Monsieur Obadia dans l’exercice de ces fonctions à ce moment-là

Ne constituaient nullement des propos diffamatoires à son encontre.
"La loi/règle construit la communauté/le pays, mais son dévoiement la ravage"

-          A propos de Monsieur André Tiran, alors président de l’université Lumière Lyon 2, écrire notamment que « le président d’alors (André Tiran) [tente de faire] inculper pour fumette dans les couloirs de Bron un étudiant [syndicaliste FSE] non fumeur »

Ne constituait nullement un propos diffamatoire.  
Il est d’ailleurs à souligner que c’est à peu près au même moment (novembre 2010) qu’André Tiran décidait, seul, de prendre des arrêtés m’interdisant tout accès aux campus, qui ont été appliqués durant 2 ans et demi jusqu’à leur annulation en justice pour – coïncidence ? - « non respect du contradictoire »…Monsieur Tiran décide, et voilà le mal fait par ses décisions non questionnées par les membres de son CA de l’époque.




"La loi/règle construit la communauté/le pays"


















-          A propos de l’université Lyon 2, sur la période concernée, écrire que

« Lyon 2 [est] une fac avec de grosses grilles pour bien la fermer face aux ETRANGERS. Aux RACAILLES. Aux DANGEREUX ELEMENTS EXTERIEURS présumés. Lyon 2, fac ouverte seulement aux enfants de bourgeois, aux enfants d’intellos, aux enfants d’gens bien comme il faut. Lyon 2, fac ouverte seulement aux héritiers. Lyon 2, fac où les enfants mal classés dans la société (c’est à dire pas enfants de chercheurs ou d’autres êtres de rang élevé socialement, pas déjà « in » dans un certain réseau) ne termineront pas en doctorat, même s’ils avaient eu d’excellents résultats »

Clik sur l'image pour nous voir en grand et lire la bulle

et que les pratiques dures usitées pour la bonne formation professionnelle des nouveaux membres du GIGN « ne constituent donc pas un abus de pouvoir gratuit (contrairement à certaines pratiques que j’ai subies dans l’université Lyon 2 en 2010 et ensuite, qui n’ont rien de professionnelles quant à elles). Enfin, s’ils [au GIGN] ne recrutaient pas sur critères de mérite [physique dans leur cas], mais sur critères de tête du client comme vous vous faites en ce moment [cf mon exemple] et depuis quelques années maintenant, cela mettrait la vie de chacun d’eux en danger »,

Ne constituaient nullement des propos diffamatoires.





Je rappelle qu’au départ, en 2011 – 2012, mes dires étaient censés constituer un propos tenu par « une étudiante qui n'a plu toute sa raison » (Obadia, 2010), illustrer mon « schéma psychotique » (Garcia, 2010), puis, in fine, être la preuve d’un « délire chronique en secteur » de ma part (mon expertise psychiatrique, 2012).
Depuis, grâce notamment à la dizaine de témoignages réunis par mes soins pour cette nouvelle procédure initiée contre moi par Lyon 2 en 2015-2016, la réalité factuelle a ainsi pu commencer à être rétablie :

le délire, n’est-ce pas plutôt ce qui m’est arrivé depuis 2010 dans cette université ?

Je remercie donc tous ceux et celles qui ont eu le courage de témoigner dans cette affaire.



J’accuse par ailleurs ici, publiquement, Madame Marie-Carmen Garcia, sociologue, « féministe » spécialiste en études de genre, d’avoir menti en justice et à ses pairs, tout comme Lionel Obadia, aboutissant à ma condamnation à tort en 2013 pour des actes que je n’ai pas commis envers elle (« appels téléphoniques malveillants réitérés » « terrorisant » Madame Garcia et sa fille).


Pour information, ce jugement déboutait par ailleurs entièrement l’université pour le restant de sa première plainte – pour « harcèlement moral » envers les responsables de mon éviction dont Lionel Obadia, et intrusion dans l’université « en vue de troubler l’ordre public » (toute cette boue mise sur moi, simplement pour avoir voulu faire un doctorat en anthropologie à Lyon 2 lors d’un moment de règlements de comptes entre profs dans une ambiance délétère de lutte des places, accentuée notamment suite aux réformes Pécresse…)

J’accuse également publiquement Messieurs Jean-Hugues Déchaux, sociologue alors responsable du doctorat sociologie-anthropologie au sein de l’école doctorale, Jorge Santiago, anthropologue et alors directeur de mon ex-laboratoire, François Laplantine, anthropologue, d’avoir rédigé des attestations tendancieuses, propres à suggérer à un lecteur rapide une idée matériellement inexacte des faits.
J’accuse Messieurs Auriant, Perrossier, Djouder, et Madame Bertier, alors agents de sécurité incendie sur le campus de Lyon 2 Bron, d’avoir signé des attestations tendancieuses, voire partiellement fausses, concernant le déroulé de leurs interventions du 3 février 2011 et du 17 juin 2011 pour la bonne application des arrêtés illégaux d’André Tiran à mon encontre en attendant leur annulation.

Þorskastríðin : la lutte pour le respect

J’accuse publiquement le cadre du service juridique de l’université en charge de la confection du dossier, d’avoir annoté, surligné et utilisé de manière ayant pour effet de tromper les magistrats et la police, les 200 pages de courriels (constitués principalement d’extraits de mes travaux de recherche et de saynètes satiriques), mises à charge contre moi pour me pourrir en justice. J’accuse cette personne d’avoir ainsi induit, notamment chez les magistrat.e.s, une vision fausse, dénigrante et salissante, du contenu de mes web-rédactions.

J’accuse Monsieur Leservoisier, anthropologue, d’avoir employé dans son attestation le terme « harcèlement moral » pour stigmatiser et salir ces mêmes mails (mis au dossier comme pièces à charge) qui diffusaient en réalité des extraits de mes travaux de recherche ainsi que mes saynètes. Ce, alors que leur existence relevait au contraire du domaine de la liberté d’expression, à laquelle répond la légitime liberté de réception de chacun.e. Le reste de son attestation en revanche, correspond à son vécu personnel des événements du 9 novembre 2010, et n’a de ce fait rien de mensonger, ce qui est à souligner. Il colporte par ailleurs, mais probablement en y croyant de manière sincère, les ragots propagés sur mon compte, dans son PV de police de 2011.

Je dispose des éléments probants à l’appui de mes accusations, et suis à la disposition des intéressé.e.s pour en discuter en justice s’ils/elles le souhaitent : qu’ils/elles n’hésitent pas à porter plainte pour ce faire, si besoin.



Concernant les injures, la Chambre de la presse m’a condamnée à verser :

-       1 euro sur les 2000 euros de dommages et intérêts que réclamaient, chacun, Lionel Obadia et Gilles Maletras.

-         1 euro de dommages et intérêts à l’université Lyon 2 (qui réclamait un euro).

-        0 euros à André Tiran sur les 2000 qu’il réclamait, puisqu’il se plaignait uniquement de diffamations qui sont en réalité des faits avérés, et pas d’injures.

-          2000 euros d’amende à verser à l’Etat.

-        Le tribunal a omis de statuer sur ma demande de non inscription au B2 du casier judiciaire, ce qui me contraint à priori à faire appel de cette condamnation.

Sur le fond, cette position me paraît juste : il est en effet évident que les boîtes mail professionnnelles des un.e.s et des autres n’ont pas vocation à recevoir des messages comportant des gros mots, fussent-ils mérités comme dans le cas présent. C’est, en outre, bien au bon ordre social, et non aux personnes objet des gros mots, qu’il y a atteinte en premier lieu dans ce cas précis, étant donné la liste exacte des destinataires, ce, qu’on juge qu’il s’agit d’injures publiques ou privées.



Toutefois, je déplore une certaine disproportion des décisions. Ainsi, Virginie Blum, doctorante en sociologie à Lyon 2 proche des réseaux universitaires de Marie-Carmen Garcia, a fait l’objet, suite à ma plainte, d’un rappel à la loi pour m’avoir envoyé fin 2011 des mails qui se voulaient anonymes, depuis une adresse à l’intitulé explicite : « antisophieperrin@gmail.com ».

Les mails « antisophieperrin » envoyés par Madame V. Blum ont consisté en : photo du dictateur nord coréen King Jong II, photo d’une potence, photo d’un logo produit chimique « tête de mort » légendé « élément toxique ».

Le rappel à la loi est une simple convocation sous l’égide du Parquet, qui ne coûte rien financièrement, ni en frais d’avocat, ni en amendes, ni en mention au casier judiciaire, à l’auteur/e des faits.
Il est aussi la sanction la plus sévère, et même l’unique sanction, prononcée à ce jour à l’encontre des personnes de Lyon 2 qui ont eu, à mon égard, des comportements malveillants depuis 2010.
J’observe qu’aucun enseignant titulaire impliqué dans ces comportements malveillants n’a eu, lui, la moindre sanction. Mes plaintes visant à faire condamner leurs comportements ont toutes reçu une fin de non recevoir à ce jour.










Pourtant, la volonté de nuire à une étudiante en faisant obstruction à son entrée en doctorat malgré ses résultats (ici, mention TB), puis en trompant l’institution judiciaire sur les faits, constitue également une atteinte au bon ordre social, qui repose notamment, côté universitaire, sur la reconnaissance du mérite comme seul critère de distinction admis pour la poursuite d’études (cf Code de l’éducation).

Le fait de censurer sur le serveur de Lyon 2, tout envoi de mail de l’intéressée (peu avant d’interdire même sa présence physique sous de faux prétextes !), constitue un acte pénalement répréhensible. Un acte d’autant plus grave que la direction de l’université a trouvé normal de le revendiquer par écrit, depuis son début le 23 septembre 2010. Sachant que l’un des deux messages de non distribution reçus était explicite : « mail returned to sender : blacklist, non merci ! ». Cette pratique n’a, pour l’instant, encore reçu aucune sanction.



J’ai une pensée pour Marie-Claude Lorne, qui s’est suicidée en 2008 en se jetant dans la Seine, suite à une injustice similaire à la mienne, mais commise lors de sa titularisation et non de son entrée en doctorat. Son suicide lui a au moins évité d’être salie comme je l’ai été depuis 6 ans...mais il est irréversible.
J’ai une pensée pour X, étudiante à l’ENS-LSH, et victime des mêmes procédés d’exclusion abusive que moi peu auparavant, sans que quiconque y trouve à redire. Elle aussi a été diagnostiquée « folle » par expertise psychiatrique. Elle s’est défendue sans avocat et a obtenu, en Cassation, la jurisprudence sur laquelle j’ai pu m’appuyer moi pour faire entièrement débouter Lyon 2 de sa plainte…merci, X, intelligemment « folle ».          

C’est aussi en solidarité avec leur histoire que je me suis battue, pour que ce ne soit plus possible. Mais sur ce volet, j’ai échoué, du fait de l’absence de mobilisation réellement collective autour des questions soulevées par la situation qui m’a été faite. Pourtant, que de témoignages reçus dans le silence des couloirs…

Je ne renonce néanmoins pas à me battre pour ma propre situation : en ce sens, je demande toujours mon entière réhabilitation, dans et en-dehors de l’université, et ma réintégration pleine et entière en cursus de doctorat. Six ans de procédures judiciaires à mon encontre n’enlèvent pas cette exigence, forte, de ma part.




« Le droit est pour chacun la faculté d’exiger des autres, le respect de la dignité humaine dans sa personne ; le devoir, l’obligation pour chacun de respecter cette dignité en autrui » (Pierre-Joseph Proudhon, De la justice dans la Révolution et dans l’Eglise, 1858)


« Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé, à le réparer. » (Code civil)

« Chacun est responsable du dommage qu'il a causé non seulement par son fait, mais encore par sa négligence ou par son imprudence. » (Code civil)

 

Sophie Perrin


Ce texte sera affiché, notamment, sur les arrêts de tram proches de Lyon 2, durant un mois au minimum.




Nota : dans ce contexte, la collecte financière pour m'aider à financer mes frais d'avocat est plus que jamais d'actualité (or elle est très peu relayée actuellement) : https://www.leetchi.com/c/solidarite-de-sophie-lumiere-lyon2

***





Bonus - Marie-Carmen Garcia : extraits choisis, illustrés et entrecoupés d'images.

PV de police de 2011 :


Question : "avez vous été témoin de violences physiques ou verbales de Sophie Perrin sur l’un de vos confrères ?"
Réponse : « Je l’ai vue s’énerver sur l’un de mes confrères mais ce n’étaient pas des insultes. Plus des crises de protestation ayant pour objet le pouvoir. Je vous informe qu’elle est très impliquée dans le mouvement syndicaliste et anarchiste.
Elle est également dans les mouvances anti-spécistes. »
                             
 
« C’est une personne brillante, manipulatrice. Elle a plusieurs personnalités. Beaucoup de mes collègues pensent qu’elle est capable de faire du mal. (...)
Elle adore contrer les règles. Par exemple, elle est exclue des locaux et du coup elle ne fait que venir à l’université d’où elle se fait raccompagner par les agents de sécurité se faisant passer pour une pauvre étudiante que l’on empêche de poursuivre ses études. »

 

 










 Des "crises de protestation ayant pour objet le pouvoir" ?



PV de police, suite : « Elle nous toujours fait comprendre qu’elle était victime d’inceste sans vraiment le dire, mais j’ai des doutes sur la véracité de ce qu’elle veut nous faire croire. »


 







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